Cerveau et Apprentissage : le pourquoi du comment de la mémoire ?

Echo_CherineFahim

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À chacun son cerveau, à chacun ses expériences de la vie, à chacun sa méthode d’apprentissage ! C’est vrai qu’on partage, à la naissance, le même nombre de neurones, cependant c’est les évènements uniques de chacun de nous qui vont façonner le cerveau pour le préparer à apprendre. Quand un enfant naît, son cerveau dispose d’environ 100 milliards de neurones, qui sont responsables de transmettre l’information nerveuse. Ils sont organisés en réseaux qui ont chacun des fonctions spécifiques dans différentes régions du cerveau. À la naissance, La plupart des neurones ne sont pas encore reliés les uns aux autres. C’est en réponse aux stimulations provenant de son environnement que les neurones se connecteront.

Lorsque l’enfant fait de nouvelles découvertes par l’apprentissage, des connexions se forment, d’autres se renforcent, d’autres s’affaiblissent et certaines disparaissent (si on ne les répète pas ou on ne les utilise pas). L’efficacité des synapses est donc influencée par les informations qui sont reçues par le cerveau. Cette capacité du cerveau à s’adapter en réaction à son environnement est essentielle à l’apprentissage.

L’apprentissage est la principale activité du cerveau, c’est-à-dire modifier constamment sa structure pour mieux refléter les expériences rencontrées. On peut dire aussi que l’apprentissage correspond à l’encodage, première étape du processus de mémorisation. Le passage de la mémoire à court terme (ou la mémoire de travail) à la mémoire à long terme s’effectue grâce à l’hippocampe, dont la forme incurvée rappelle la queue d’un hippocampe marin. L’hippocampe est une partie très ancienne du cortex situé dans le repli interne du lobe temporal.

Ainsi, chaque forme de mémoire : court-terme (ici et maintenant à quelques minutes, heures au maximum), long-terme (épisodes de notre vie, des jours, des semaines, mois et des années), mémoire spatiale et du savoir-faire manuel, repose sur l’activation de circuits spécifiques où l’information est codée sous forme de motifs temporels d’activité des neurones, formés par des trains d’impulsions électriques et chimiques rythmés qui se propagent spatialement dans ces vastes réseaux neuronaux.

Les signaux de l’environnement, après excitation des analyseurs sensoriels des organes des sens, déclenchent des activations neuronales qui cheminent dans les voies de traitement sensoriel pour être encodés dans les régions corticales spécialisées (toucher, visuelles, auditives, olfactives, gustatives).